samedi 18 juillet 2009, 14:21
Léandre Létoquart Raconte (10) Première Partie : "de la première gaillette" à 36 Chapitre 1 : "Le Parti Ouvrier conquiert la mairie"...
La situation municipale à Avion C'est dans une situation complexe que de développe le mouvement ouvrier avionnais et qu'agit son leader, Octave Delcourt. Avant d'en venir à la conquête de la mairie par Octave Delcourt et ses amis en mai 1900, voyons la situation à Avion. Deux puits sont alors en pleine activité : le 5 de Lens et le 4 de Lens. La population s'est considérablement accrue. En 1844, Avion compte 1.200 habitants; en 1892, ils sont 2.000; en 1900, environ 5.000.
La mairie est dirigée par un conseil municipal de droite. Si quelques ouvriers y siègent, il est surtout composé de propriétaires terriens, d'exploitants agricoles, d'artisans et de commerçants. Le maire, Louis Virel, est un cultivateur.
Octave Delcourt, François Lefebvre, Charles Demailly siègent en minoritaires dans ce conseil municipal.
Durant ces années qui précèdent 1900, Octave Delcourt a déployé une grande activité.
Militant syndicaliste, il est délégué à la fosse 5 et il est surtout le dirigeant du Parti Ouvrier Français, dont les chefs nationaux sont Jules Guesde et Paul Lafargue.
Il a déjà derrière lui un long passé militant.
Dès 1882, Octave Delcourt est correspondant du journal "le Forçat" créé par les premiers militants du P.O.F dans le Nord-Pas-de-Calais; Delescluse en est le correspondant à Calais.
Delcourt fonde le premier le groupe du P.O.F à Avion en 1886, le syndicat et la coopérative ouvrière en 1889.
Bientôt une dizaine de groupes déploient leur activité et étendent leurs ramifications sur toute la ville. On note, dans une "Histoire de la fédération socialiste du Pas-de-Calais" (série d'articles parus dans "l'Espoir" : hebdomadaire de la fédération socialiste : la population ouvrière d'Avion est toute entière acquise aux méthodes du P.O.F. Octave Delcourt conduit donc, le 6 ami 1900, une liste du P.O.F et d'Union Socialiste aux élections municipales. Pour autant, sur le plan politique, la clarté est loin de régner si l'on en juge par un rapport d'un commisaire spécial en date du 21 mars 1900, c'est à dire six semaine avant les élections.

"A Avion, écrit-il, le parti républicain est toujours divisé et au conseil municipal, composé de 23 membres dont 3 représentants de la cité d'Avion sectionné, sur 20 républicains, 14 sont partisans du maire et 6 lui sont opposés. Les trois autres, Octave Delcourt, Lefebvre, et Demailly sont socialistes. Et il ajoute : " Depuis 1886, l'idée socialiste dans cette commune a fait de grands progrès par suite de l'extension et de la prospérité de quatre coopératives socialistes et surtout à cuase de la taxe des prestations imposés aux mineurs sur l'initiative du maire". Dans ce même rapport, le commissaire fait état des divisions dans le camp socialiste. Un clan est dirigé par le sieur Delcourt et l'autre composé par les membres de la ligue Républicaine présidée par l'ouvrier Poulain et par ceux de la coopérative "La Vaillante". Le rapport laisse entendre que dans lecamp d ela droite, la division règne également. D'un côté le maire Louis Virel, de l'aurtre, le fils de l'ancien maire Pieron.
Section communiste du PCF Avion

Alain BOCQUET dépose une proposition de loi visant à affecter
les dividendes des entreprises à la garantie de l’intégralité
des salaires des salariés subissant des périodes de chômage partiel.
Pour soutenir le projet de loi d'Alain Bocquet

