Bientôt une dizaine de groupes déploient leur activité et étendent leurs ramifications sur toute la ville. On note, dans une "Histoire de la fédération socialiste du Pas-de-Calais" (série d'articles parus dans "l'Espoir" : hebdomadaire de la fédération socialiste : la population ouvrière d'Avion est toute entière acquise aux méthodes du P.O.F. Octave Delcourt conduit donc, le 6 ami 1900, une liste du P.O.F et d'Union Socialiste aux élections municipales. Pour autant, sur le plan politique, la clarté est loin de régner si l'on en juge par un rapport d'un commisaire spécial en date du 21 mars 1900, c'est à dire six semaine avant les élections.

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"A Avion, écrit-il, le parti républicain est toujours divisé et au conseil municipal, composé de 23 membres dont 3 représentants de la cité d'Avion sectionné, sur 20 républicains, 14 sont partisans du maire et 6 lui sont opposés. Les trois autres, Octave Delcourt, Lefebvre, et Demailly sont socialistes. Et il ajoute : " Depuis 1886, l'idée socialiste dans cette commune a fait de grands progrès par suite de l'extension et de la prospérité de quatre coopératives socialistes et surtout à cuase de la taxe des prestations imposés aux mineurs sur l'initiative du maire". Dans ce même rapport, le commissaire fait état des divisions dans le camp socialiste. Un clan est dirigé par le sieur Delcourt et l'autre composé par les membres de la ligue Républicaine présidée par l'ouvrier Poulain et par ceux de la coopérative "La Vaillante". Le rapport laisse entendre que dans lecamp d ela droite, la division règne également. D'un côté le maire Louis Virel, de l'aurtre, le fils de l'ancien maire Pieron.

Section communiste du PCF Avion