Section communiste du PCF Avion 24, place Jacques Duclos 62210 Avion / pcfavion@yahoo.fr

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Cathy POLY APOURCEAU, Conseillère Régionale, Membre de la commission permanente.

2ème Vice-présidente de la commission sports et jeunesse. Membre des commissions Lycées, Schéma Régional des Formations, Universités et Recherche, Développement durable et Environnement. Membre du Conseil d'administration du Lycée Pablo Picasso d'Avion. Membre du Conseil d'administration du Stade couvert Régional de Liévin. reçoit sur rendez-vous. Téléphone : 06.08.56.91.11

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Léandre Létoquart Raconte (17) Première Partie : "de la première gaillette" à 36 Chapitre 2 : "Catastrophe et grève de 1906"...

LES LECONS D’UNE GREVE

Certes les revendications du début de la grève sont loin d’être satisfaites. La Compagnie de LIEVIN accorde de légères augmentations de salaires. Le salaire journalier du mineur passe de 6.28 F en moyenne à 6.79. Le salaire du galibot augmente de 20%, passant de 1,51 F à 1,95. les prix de tâche sont augmentés de 20%. Ces prix sont majorés par une prime de 17% Autre fait essentiel : la catastrophe de COURRIERES et la grève qui s’ensuit font progresser la sécurité dans les mines. Dès 1906, un arrêté préfectoral interdit les lampes à feu nues, l’usage d’explosifs autre que ceux de sûreté. C’est en 1907 que sera installée à ELEU une station d’essais ; elle est dirigée par TAFANEL, qui laissera son nom à un dispositif de lutte contre l’inflammation des poussières dans les voies et bowettes. Le Vieux Syndicat paye ses tergiversations, ses hésitations à entrer hardiment dans la grève. Aux élections législatives qui suivent la grève, BASLY voit diminuer son pourcentage, Pierre SIMON, dit Ricq, qui lui est opposé, le dépasse en suffrages à HARNES, à SALLAUMINES et à FOUQUIERES.

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Léandre Létoquart Raconte (16) Première Partie : "de la première gaillette" à 36 Chapitre 2 : "Catastrophe et grève de 1906"...

UNE NOUVELLE EFFARANTE

C’est au lendemain de la consultation, le 30 mars, que tombe une nouvelle effarante. Treize survivants sont remontés à la surface après avoir erré durant vingt jours dans la mine meurtrière. Cette nouvelle renforce la colère et vient confirmer que les secours ont été mal conduits.

courri_res_2.jpg Préoccupés de sauver les biens matériels, la Compagnie de COURRIERES a laissé se refermer le linceul sur des survivants. En effet, l’état de certains cadavres indique que des hommes sont morts d’épuisement. C’est d’ailleurs le témoignage d’un dernier rescapé, August BRETON, qui remonte le 4 avril. Ayant commencé son séjour sous terre avec 33 camarades, il est le seul à s’en sortir, les autres n’ont pas survécu aux gaz méphitiques, à la faim et à la soif. Ces événements sont loin d’apaiser le climat.

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Léandre Létoquart Raconte (15) Première Partie : "de la première gaillette" à 36 Chapitre 2 : "Catastrophe et grève de 1906"...

BASLY MANŒUVRE

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Les dirigeants du Vieux Syndicat BASLY et LAMENDIN sont bien vite débordés. La grève n’arrange pas leurs affaires et bouleverse leurs prévisions. Des élections législatives se préparent. Tous deux sont préoccupés par leur campagne électorale. D’autre part, on assiste à une hausse du prix du charbon et BASLY entend bien obtenir une augmentation de la prime s’ajoutant au salaire de base. Selon son habitude, privilégiant la négociation, BASLY espère obtenir la tenue d’une nouvelle convention (BASLY est à l’origine des « Conventions d’ARRAS » où se rencontrent syndicats et compagnies minières). Dans les jours qui suivent la catastrophe, il tente de prendre de vitesse le mouvement qui va en s’amplifiant. Il rencontre CLEMENCEAU alors Ministre de l’Intérieur et souhaite obtenir une entrevue avec les compagnies. Il réunit, le 15 mars, le Conseil Syndical qui dresse une liste de revendications. Intervenant dès le 14 mars à la Chambre des Députés, il lance un avertissement solennel : « Les mineurs ne demandent rien d’excessif, dit-il. Il faut tenir compte de la situation actuelle et des malheurs qui les frappent. ... l’avenir dépend de la décision des compagnies minières. La grève peut être arrêtée en quelques jours. ... j’estime qu’il est du devoir du Gouvernement de faire tout ce qu’il dépendra de lui pour éviter la grève... qui aurait un cruel retentissement dans la marche des affaires du pays car, en ce moment, il n’y a pas un hectolitre de charbon sur le carreau des mines ». Certes, BASLY obtiendra que CLEMENCEAU (Ministre de l’Intérieur), vienne à LENS dans les jours qui suivent afin de tenter d’enrayer le mouvement. D’ailleurs, à la surprise générale, CLEMENCEAU rencontre d’abord les dirigeants du Jeune Syndicat, il essaie de les raisonner. Mais rien ne peut arrêter l’action engagée, la coupe est pleine.

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Léandre Létoquart Raconte (14) Première Partie : "de la première gaillette" à 36 Chapitre 2 : "Catastrophe et grève de 1906"...

Oui, la colère !

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OUI, LA COLERE !

Car bien vite on s’interroge : que s’est-il passé ? Ce n’est pas possible, il y a des responsables ! En effet, la vérité ne tarde pas à éclater. Un homme sait et se dresse en accusateur. Il s’agit de Pierre SIMON, dit Ricq, le délégué de la fosse 3. Elu délégué mineur en 1891, sa connaissance approfondie de la mine jointe à son courage contribua au sauvetage d’un bon nombre de mineurs. Pierre SIMON, dit Ricq, quitte en 1891 le Vieux Syndicat de BASLY, pour adhérer à la Fédération Syndicale des Mineurs du Pas-de-Calais (le Jeune Syndicat), fondée par l’anarcho-syndicaliste Benoît BROUTCHOUX au moment des grèves de 1902. Il est également membre du Parti Socialiste (ancien P.O.F.).

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Léandre Létoquart Raconte (13) Première Partie : "de la première gaillette" à 36 Chapitre 2 : "Catastrophe et grève de 1906"...

Une explosion terrible

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Dès l'exploitation de la fosse 5 de Lens, en 1874, et de celle de la fosse 4 de Lièvin, en 1894, bien des luttes, bien des grèves se succèdent. La rapacité des compagnies est sans limite; l'exploitation capitaliste à été féroce. Le samedi 10 mars 1906, environ 1800 mineurs vont dans le matin froid rejoindre leur travail au puits 4 de Sallaumines, au puits 3 de Méricourt et au puits 2 de Billy-Montigny. Ces trois puits sont exploités par la compagnie des Mines de Houille de Courrières. C'est le dernier jour de la semaine, chacun aspire au repos du dimanche. Toutefois, l'inquiétude règne chez les plus anciens. Ils savent qu'une veine de charbon est en feu, la veine "Cécile.

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Léandre Létoquart Raconte (12) Première Partie : "de la première gaillette" à 36 Chapitre 1 : "Le Parti Ouvrier conquiert la mairie"...

LA PROVOCATION

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La bourgeoisie, les compagnies minières, et ajoutons BASLY et LAMENDIN, n’ont pas vu d’un bon œil le leader du P.O.F. dans le Bassin Minier conquérir la mairie d’AVION, ville limitrophe de LENS et de LIEVIN gérées par les réformistes. La jeune « agglomération » du Bassin Houiller du Pas-de-Calais (P.O.F.), créée le 15 septembre 1900, à l’initiative de la section d’AVION, progresse rapidement : de 250 adhérents à sa création, elle passe à 1 600 en septembre 1901. C’est alors qu’un scandale vient éclabousser la municipalité d’AVION et briser l’essor du P.O.F. En juin 1901, le secrétaire de mairie, MORANGE, envoyé à AVION par Jules GUESDE, et le maire, Octave DELCOURT, sont impliqués dans la constitution d’une société financière pour l’éclairage au gaz. Cette affaire est très embrouillée. Il apparaît que l’administration municipale, manquant d’expérience, a fait preuve d’une confiance naïve à l’égard du concessionnaire. D’autre part, le Préfet informé a laissé se développer d’une façon délibérée cette affaire sans manifester d’observations et de mise en garde, l’occasion étant trop belle pour discréditer les guesdistes d’AVION. L’heure arrivée, le Parquet d’ARRAS porte plainte. NORANGE et DELCOURT sont inculpés pour infraction à la loi de 1867 sur les sociétés. En effet, ils ont fait publier une émission d’actions avec intérêt de 5% et laissé dire que le projet de la mairie comportant une garantie d’intérêt par la commune était approuvé par le Préfet. En fait, il apparaît que le Préfet n’avait pas encore approuvé la délibération et, qu’en toute bonne foi, se référant aux promesses d’approbation faites par la Préfecture, NORANGE et DELCOURT ont lancé prématurément l’offre publique d’actions. Il n’en faut pas plus pour que la justice de classe jette en prison ces deux militants ouvriers. NORANGE est arrêté préventivement le 29 juin ; il est remis en liberté provisoire le 19 août. Octave DELCOURT est arrêté préventivement le 4 juillet, puis est remis en liberté provisoire le 2 août. Cette arrestation va créer une profonde émotion dans la population Avionnaise et dans le Bassin Minier. Des manifestations, des réunions ont lieu. La presse se saisit de l’affaire. Le 2 août, lors de sa libération provisoire, Octave DELCOURT est acclamé par la population d’AVION. Le 8 octobre 1901, le Président de la République, Emile LOUBET, sur proposition du Ministre de l’Intérieur, Waldeck ROUSSEAU, décrète dans un article unique : « Monsieur DELCOURT, maire de la Commune d’AVION (Pas-de-Calais) est révoqué de ses fonctions ». Octave DELCOURT et NORANGE sont jugés le 19 novembre 1901 par le Tribunal d’ARRAS et condamnés chacun à trois mois de prison. Ils font appel contre ce jugement. La Cour de DOUAI, par un arrêt en date du 15 janvier 1902, ramène la peine à un mois de prison. Ce jugement crée alors une situation pour le moins burlesque et bien compliquée pour les autorités judiciaires. En ce qui concerne NORANGE, sa peine est accomplie lors de sa prévention qui a duré plus d’un mois. Il n’en est pas de même pour Octave DELCOURT. Il a té incarcéré préventivement trente jours. Il lui faut accomplir une journée supplémentaire pour être quitte. Il est intéressant de prendre connaissance de la lettre que le Procureur Général près de la Cour d’Appel de DOUAI adresse, à ce sujet, au Ministre de la Justice, Garde des Sceaux.

Section communiste du PCF Avion

 

Léandre Létoquart Raconte (11) Première Partie : "de la première gaillette" à 36 Chapitre 1 : "Le Parti Ouvrier conquiert la mairie"...

Avion se donne une municipalité ouvrière

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Les uns et les autres s’efforcent d’accroître à leur profit la division des socialistes. Leurs efforts sont vains et, contrairement aux prévisions, l’union entre DELCOURT et POULAIN se réalise. La liste est, en conséquence, présentée par le Parti Ouvrier Français et la Ligue Socialiste. Voici le nom des candidats et le nombre de voix obtenues : Octave DELCOURT 635 voix élu, Charles-Louis DEMAILLY 612 élu, Numa LEROUX 615 élu, Xavier BARBIER 607 élu, Arthur CAUDRON 589 élu, Augustin CREPIN 609 élu, Aimé GUFFROY 616 élu, Charles LAFORGE 605 élu, Jules LUTON 612 élu, Emile LOGEZ 598 élu, Adolphe MATTEZ 569 élu, Louis MOREZ 588 élu, Georges MONTREUIL 592 élu, Louis NOREUIL 569 élu, Henri PINCHON 582 élu, Alfred POULAIN 591 élu, Alphonse THOBOIS 601 élu, Joseph WAAST 589 élu, Théophile WAGUET 583 élu, François WATRELOT 612 élu. La liste républicaine démocratique est conduite par le maire sortant. Voici le nom des candidats et le nombre de voix obtenues : Louis VIREL 461 voix, Adrien DUFRESNE 457, Hippolyte GUFFROY 454, Gérard LEFEBVRE 469, François RUCART 467, Léonce WILLERVAL 462, Alphone BREUVAL 427, Victor BUCHET 436, Bernadin DELILLE 440, Augustin DELMOTTE 445, Valentin DEPRET 443, François BECQUE 411, Louis FAUCQUEUR 436, François LEGRAND 453, Louis dit Calixte LEPAGNOT 440, Joseph LHOMME 452, César LIMBOURG 412, Charles MANIEZ 448, Fidèle MANIEZ 456, Jules RICHARD 417. Il y a une section de vote à la cité des Cheminots intitulée « AVION LA CITE ». Dans cette section, ce sont les deux candidats de droite DENGREVILLE et PONCHE qui seront élus.

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Alain Bocquet

Alain BOCQUET dépose une proposition de loi visant à affecter les dividendes des entreprises à la garantie de l’intégralité des salaires des salariés subissant des périodes de chômage partiel. Pour soutenir le projet de loi d'Alain Bocquet

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