LES LECONS D’UNE GREVE
Certes les revendications du début de la grève sont loin d’être satisfaites. La Compagnie de LIEVIN accorde de légères augmentations de salaires. Le salaire journalier du mineur passe de 6.28 F en moyenne à 6.79. Le salaire du galibot augmente de 20%, passant de 1,51 F à 1,95. les prix de tâche sont augmentés de 20%. Ces prix sont majorés par une prime de 17% Autre fait essentiel : la catastrophe de COURRIERES et la grève qui s’ensuit font progresser la sécurité dans les mines. Dès 1906, un arrêté préfectoral interdit les lampes à feu nues, l’usage d’explosifs autre que ceux de sûreté. C’est en 1907 que sera installée à ELEU une station d’essais ; elle est dirigée par TAFANEL, qui laissera son nom à un dispositif de lutte contre l’inflammation des poussières dans les voies et bowettes. Le Vieux Syndicat paye ses tergiversations, ses hésitations à entrer hardiment dans la grève. Aux élections législatives qui suivent la grève, BASLY voit diminuer son pourcentage, Pierre SIMON, dit Ricq, qui lui est opposé, le dépasse en suffrages à HARNES, à SALLAUMINES et à FOUQUIERES.

Préoccupés de sauver les biens matériels, la Compagnie de COURRIERES a laissé se refermer le linceul sur des survivants.
En effet, l’état de certains cadavres indique que des hommes sont morts d’épuisement. C’est d’ailleurs le témoignage d’un dernier rescapé, August BRETON, qui remonte le 4 avril.
Ayant commencé son séjour sous terre avec 33 camarades, il est le seul à s’en sortir, les autres n’ont pas survécu aux gaz méphitiques, à la faim et à la soif. Ces événements sont loin d’apaiser le climat.



Alain BOCQUET dépose une proposition de loi visant à affecter
les dividendes des entreprises à la garantie de l’intégralité
des salaires des salariés subissant des périodes de chômage partiel.
Pour soutenir le projet de loi d'Alain Bocquet

