
Mardi dernier, de nombreux élus de la région, des représentants des syndicats, des associations patriotiques, des médaillés du travail et la population ont rendu hommage aux 1099 victimes de la catastrophe minière du 10 mars 1906.
La commémoration de ce 103e anniversaire s’est déroulée à la nécropole de Méricourt afin de rendre hommage aux 1099 victimes de cette terrible catastrophe qui a touché trois puits (Méricourt, Sallaumines et Billy-Montigny). Les représentants des différentes villes et syndicats présents ont déposé tour à tour des gerbes au pied du monument érigé à la mémoire des mineurs disparus. Après quelques instants de recueillement, les participants se sont repliés à la salle Aimé Lambert pour les discours.
Kléber Pezé, secrétaire général CGT-FNSS-FSM du syndicat des mineurs, a rappelé dans un premier temps que cette catastrophe était la plus grande catastrophe minière que la France ait connue. « Le 10 mars 1906, peu avant 7 heures, une explosion gigantesque se produit. Cent dix kilomètres de galeries sont ravagés… ». En évoquant cette catastrophe, Otello Troni, président de l’association « 10 mars 1906 », a retracé l’ampleur de ce désastre tuant 1099 mineurs dans des conditions épouvantables et parmi eux des centaines d’enfants. « Seulement 13 mineurs retrouveront la lumière après 20 jours d’errance et de souffrances incroyables ». Il a précisé qu’à l’époque, les dirigeants des compagnies minières ne se souciaient guère de la sécurité et de la santé de leur personnel « parce que contraire aux exigences de rentabilité des compagnies et de leurs actionnaires… ».
Hervé POLY et Guillaume Sayon représentaient respectivement la fédération du PCF et de la JC.
Pour terminer, le maire de Sallaumines, Gilbert Rolos, a rappelé que 103 années plus tard, l’exploitation de la classe ouvrière pour les besoins du capital demeure une réalité.
Section communiste du PCF Avion